Le mardi 3 juin, les élèves de 3ème E du collège Georges Braque ont passé une journée chargée en émotions : ils participaient aux « Olympiades de la Parole » à la chapelle Saint Louis (Théâtre de l’étincelle). Sur scène, ils ont fait porter leurs voix pour dénoncer les injustices qu’ils subissent ou que d’autres subissent au quotidien.
Les 3ème E ont pu participer au concours d’éloquence « Les Olympiades de la Parole » grâce à Manon Rivier et Augustin Roy, les deux comédiens de la compagnie « Les Incomestibles » qu’ils avaient rencontrés au début de l’année lors d’une drôle de conférence sur la pauvreté en France et qui s’était terminée … en recette de « tartare de bébé » !

Avec leur aide, leurs conseils et leur soutien, les élèves se sont entraînés pendant 6 mois à maîtriser l’art de la parole avec des exercices de théâtre. Ils se sont préparés à trois épreuves : l’interprétation de discours célèbres (Martin Luther King, Greta Thunberg, Malala Yousafzai…), la battle de débats et la plaidoirie.
Les Olympiades se sont déroulées avec deux autres collèges : Henri Matisse (Grand Couronne) et Camille Claudel (Rouen). Trois jurés étaient chargés de départager les élèves et d’attribuer les prix : Mme Hadidiata Soumaré, chargée de mission politique de la ville et du plan de lutte contre la discrimination, Steeve Brunet, comédien et metteur en scène, et Hervé Boudin, comédien, animateur radio … et ancien professeur du collège Georges Braque !

Ce mardi matin, les élèves descendent en bus avec Mme Jereczek, Mme Thomas-Noël et Sarah jusqu’au petit théâtre de la place de la Rougemare, non loin du lycée Corneille. une fois les élèves réunis. Les élèves commencent par faire une répétition pour voir dans quel ordre ils allaient passer et comment ils devaient se placer sur scène.





Une fois la répétition finie, direction le parc de l’hôtel de ville pour manger, se reposer un peu au soleil… et répéter encore avant l’épreuve !
Les épreuves commencent avec les plaidoiries que les élèves ont eux-mêmes écrites. Côté Georges Braque, Callista, Diyé et Médina dénoncent les inégalités salariales entre hommes et femmes tandis que Farah-Nour, Fanta, D’Jahnique et Lailla rappellent qu’on n’en a pas fini avec les violences policières. En face, leurs adversaires parlent des handicaps invisibles, du harcèlement de rue ou encore du « classicisme ». C’est ensuite l’heure des battles de débats : « Faut-il faire son coming-out au collège ? », « Doit-on interdire les signes religieux sur les terrains de sport ? », « Le racisme anti-blanc existe-t-il ? ». Auxane, Amar, Awal, Anis et Elkaïme enchaînent les arguments pour contrer leurs adversaires de Matisse et Claudel. Les échanges sont vifs et tendus : difficile de dire qui domine ! Enfin c’est au tour d’Aaron, Walid, Kéa, Elijah, Lyad et Motahar de monter sur scène pour faire entendre l’indignation de la jeune Greta Thunberg face à l’ONU en 2019.

Une fois que tous les élèves furent passés, il y eut une pause … pleine de suspense car le jury était en train de délibérer ! Ce fut l’occasion pour Augustin de lancer un « swing » géant intercollèges : tous se sont défiés dans la bonne humeur et ont vite sociabilisé.

De retour dans la salle, le cœur de tous battait très vite pendant l’annonce des résultats… Ce sont les plaidoiries du collège qui ont marqué le jury : D’Jahnique, Lailla, Farah-Nour et Fanta remportent le prix de l’ETHOS (l’émotion) tandis que Diyé, Callista et Médina décrochent celui du LOGOS (le verbe) avec une dédicace spéciale de la présidente. Surprise, D’Jahnique repart en prime avec avec la médaille du « swing ».

Cette journée riche en émotions a permis à nos élèves de révéler leur talent et leur détermination.
Fanta
